BRUXELLES, MA BELLE

Habiter en ville présente de nombreux avantages… mais pas toujours. La pollution de l’air, le bruit, la mal-propreté, notamment, ont un impact sur la qualité de vie en ville et même sur la santé de ses habitants. Ce n’est plus acceptable! Par tous les moyens, nous voulons rendre nos quartiers plus agréables.

Vous trouverez sur cette page un certain nombre de propositions relatives à la pollution de l’air, le bruit et la mal-propreté, propositions soumises aux Bruxellois. Le vote en ligne est à présent clôturé. Vous pouvez cependant toujours liker/disliker les propositions, mais votre avis n’aura plus d’influence sur la liste sur laquelle Ecolo et Groen ont commencé à travailler.

Une ville plus propre

Lorsque de l’on demande aux Bruxellois ce qui les gêne le plus, le manque de propreté arrive en première place. Les dépôts clandestins, les ordures qui traînent, des rues et des trottoirs sales représentent un gros problème dans notre ville-région. Pourtant d’autres grandes villes s’en sortent beaucoup mieux. Il est donc possible de s’atteler à une meilleure gestion des déchets. Et dans ce cadre, aussi revenir à la base du problème: comment produire moins de déchets?

1. Des containers enterrés pour des rues plus propres

Beaucoup de logements sont trop petits pour permettre de conserver et ou de trier correctement les déchets. Nous proposons de multiplier l’installation de containers enterrés qui permettront de ne plus devoir attendre le camion-poubelle pour se débarrasser de ses ordures. Il devra être possible d’y jeter ses sacs blancs, jaunes et bleus dès qu’ils sont pleins. Des projets pilotes à Gand et Malines ont pu démontrer que dans ce cas, les habitants trient mieux et que les dépôts sauvages sont moins nombreux.

2. Boîtes, berlingots, cannettes vides? Remboursé!

Savez-vous que 40% de nos déchets proviennent d’emballages de boissons? Boîte, berlingots, cannettes, petites bouteilles de soda, petits cartons de boissons … Ils empestent notre belle ville et empoisonnent notre nature. Aux Pays-Bas et en Allemagne, la situation est bien différente car les berlingots, cannettes et bouteilles en PET y sont consignées. Les personnes les ramènent aux magasins ou sur des lieux de ramassages. Un dispositif efficace à introduire à Bruxelles… et en Belgique.

3. Une politique «anti-mégots»

Des millions de mégots traînent sur les trottoirs de Bruxelles. Et pourtant, cela va prendre des années avant qu’ils ne se dégradent. Ils empoisonnent le sol là où ils gisent. Leur enlèvement coûte un argent fou car ils restent souvent coincés dans les joints des trottoirs. Il doit être possible de faire autrement. Nous voulons conscientiser les fumeurs via des campagnes de sensibilisation de sorte qu’ils modifient leur manière de se comporter, notamment en utilisant des cendriers de poche. Et les pollueurs indisciplinés seront mis à l’amende.

4. Pollueur-payeur

Peu importe la quantité de déchets produite, le Bruxellois paye le même prix. Bien sûr, il faudra acheter plus ou moins de sacs poubelles mais leur prix reste modique dans notre région. Nous voulons encourager les efforts de ceux qui réduisent leurs déchets. Et cela doit se voir dans leur porte-feuille au travers d’une tarification incitative.

5. Peut-on en faire un peu moins?

Une boîte dans une boîte dans un papier dans un sac plastique. La moindre petite chose achetée est déjà pré-emballée deux à trois fois. Cela se traduit par un amas de déchets dont il faut se débarrasser. Conscientisons les supermarchés et les autres producteurs d’emballages en leur faisant prendre conscience de la quantité de déchets qu’ils nous imposent. Comment? Nous proposons que les gens puissent laisser ces déchets directement au magasin ou les y ramener ultérieurement.

6. Des petits pavillons de compost

C’est une forme de gaspillage que de jeter des fruits et légumes de même que les déchets verts de jardin dans des sacs poubelles. Donner ces déchets organiques à des poules ou les composter est beaucoup plus utile. Et cerise sur le gâteau, cela allège d’autant nos déchets collectés. Comme tout le monde n’a pas un jardin, nous prévoyons par quartier un petit Pavillon à compost où il serait possible d’y déposer ses déchets organiques. Enfin, Bruxelles doit disposer d’une unité de biométhanisation permettant de transformer nos déchets en énergie verte.

7. Ensemble pour une rue propre

Qui n’apprécie pas d’habiter un quartier propre? Il semblerait cependant que nous soyons, nous et nos voisins les plus gros pollueurs de nos propres quartiers. A Gand, un dépôt clandestin dans un petit parc a disparu grâce à la collaboration de l’ensemble des usagers du parc. A Bruxelles, avec détermination, nous voulons nous atteler à reproduire cette idée avec les habitants de quartiers souffrant le plus de dépôts clandestins.

8. Se retrousser les manches

La majorité de nos rues reçoivent une ou deux fois par semaine la visite d’un balayeur. Et une à deux fois par semaine, le camion à ordure passe. Mais personne ne nettoie votre maison aussi bien que vous… Ces travailleurs n’ont pas suffisamment de temps pour faire blinquer les rues. Dans certains quartiers, une fois par an, les habitants retroussent leurs manches et mettent la main à la pâte. Nous allons soutenir ces volontaires en leur fournissant du matériel approprié et en même temps, les renforcer avec l’aide des services de propreté de la ville.

9. Plus et de meilleures déchetteries

Le nombre de déchetteries à Bruxelles augmente mais reste insuffisant. En outre, leurs heures d’ouverture ne sont pas toujours adaptées aux horaires des travailleurs bruxellois. Enfin, toutes les sortes de déchets n’y sont pas acceptées. Nous voulons plus de déchetteries, ouvertes plus longtemps et qui acceptent plus de type de déchets.

10. Une “brigade volante” de nettoyage

Il y quantité de murs blancs dans la rue. Pendant des mois, ils restent propres et soudain, quelqu’un les a tagués ou on y a apposé l’une ou l’autre affiche. Ces murs doivent être nettoyés rapidement. S’il n’est pas possible de nettoyer soi-même, une «brigade volante» de nettoyage de la Région viendra sur place. Ainsi nous gardons nos rues propres et belles.

11. Bruxelles Propreté, vraiment ?

Après le passage des camions-poubelles, il semble parfois que la rue est encore plus sale qu’avant! Les éboueurs veulent/doivent travailler si vite qu’ils n’ont pas toujours le temps de jeter un œil sur l’état dans lequel ils ont laissé la rue derrière eux. Il nous semble logique que Bruxelles Propreté soit géré dans le sens d’une qualité du travail fourni et pas uniquement sur la vitesse de ramassage des sacs.

Une ville plus calme

Bruits et nuisances sonores ont un sérieux impact négatif sur notre bien-être. Problèmes de santé, troubles du sommeil, concentration affaiblie, stress et possibles comportements agressifs, … sont autant de conséquences négatives. Nous concevons aisément l’impossibilité de vivre dans une ville sans un seul bruit mais nous sommes persuadés qu’il y a moyen d’améliorer la situation actuelle. Nous voulons mener une politique active pour contraindre et empêcher les nuisances sonores à l’intérieur de Bruxelles dans les prochaines années.

1. Des fêtes dans toute la ville

Vivre dans une ville animée, c’est évidemment sympa mais certains lieux festifs sont tellement surinvestis qu’ils nuisent à la qualité de l’habitat. Habiteriez-vous sur une petite place où chaque semaine se déroule un concert? Une bonne solution consisterait à fixer un nombre maximum d’événements par an qui pourraient avoir lieu à un endroit donné.

2. Bruxelles, ville paisible

Puisque la tranquillité est chose rare à Bruxelles, nous voulons répertorier les lieux tranquilles. Loin de nous l’idée de faire de Bruxelles une ville ‘morte’ mais plutôt de découvrir ces lieux dans le but de les apprécier et de les protéger. Si nous remarquons que certains quartiers de notre région manquent de lieux calmes, nous prendrons des initiatives pour en créer (un nouveau petit parc, une cour intérieure que nous ouvririons, un local d’études pour les jeunes du voisinage, …).

3. Des arbres et des balcons

Certaines rues de la ville sont plus bruyantes que d’autres. En fait, cette inégalité tient aussi de la manière dont les rues sont équipées et les maisons construites. Des arbres, la présence de petits balcons, des façades en retrait, un espace vert entre quelques maisons,… voici quelques moyens et astuces pour faire drastiquement baisser le niveau sonore. Chaque commune doit donc en tenir compte dans les constructions et rénovation des rues, dans l’établissement des règles urbanistiques et lors de l’octroi de permis de bâtir.

4. Transports en commun … et en sourdine

Toutes les dix minutes, un tram qui crisse dans un virage, des bus dont les freins crispent nos ouïes à chaque arrêt, les camions-poubelles qui soulèvent des dizaines de containers dans un brouhaha infernal, … il y a encore beaucoup à faire contre les nuisances sonores quotidiennes. Les pouvoirs publics doivent en tenir compte, lors d’achat de bus, trams et camions-poubelles et en mesurer l’impact sonore.

5. Silence dans la classe!

Dans les salles de classes et les réfectoires, le bruit semble parfois atteindre des sommets assourdissants. Avec des conséquences négatives sur les enfants: ils se fatiguent plus vite, rencontrent des difficultés de concentration, apprennent plus difficilement… Or, en appliquant une série de mesures simples, le niveau sonore peut être facilement abaissé de quelques décibels. Ecole après école, nous mettrons en place ces solutions.

NOUVEAU ! 6. Vos yeux aussi ont le droit de se reposer

Tout le monde sait combien les images animées exigent d’attention. Par conséquent, Bruxelles n’autorisera les écrans publicitaires animés que dans les endroits où ils ne constitueront aucun danger pour la sécurité routière (en distrayant les usagers de la route, par exemple). De plus, leur placement sera très limité, voire même interdit, dans les zones publiques où les personnes restent plus longtemps (terrasses ou squares avec des bancs, des parcs, arrêt de bus/tram, etc.). De cette façon, les bruxellois pourront profiter de la ville sans être obligés de regarder des écrans intrusifs. – Une proposition de D. Vervenne

NOUVEAU ! 7. Un « jour sans stimuli » à la foire

Pour la plupart des gens, l’agitation d’une foire est très agréable. Mais certaines personnes (comme des personnes atteintes d’autisme ou d’épilepsie) doivent gérer trop de stimuli dus à la cacophonie de lumières et de bruits, et n’arrivent pas s’amuser alors qu’ils le voudraient bien. Par conséquent, il serait bon d’organiser de temps en temps un jour sans stimuli, sur la foire du Midi et sur d’autres foires. Afin de rendre cette kermesse vivable pour les habitants environnants, de meilleures dispositions devraient être prises quant au bruit maximum à l’approche de l’heure de fermeture. – Une proposition de M. Lyssens-Danneboom

NOUVEAU ! 8. Les pavés: au musée !

Les revêtements en pavés peuvent bien sembler idyllique, ils présentent aussi de nombreux inconvénients. Ils sont non seulement désavantageux pour de nombreux utilisateurs citadins (personnes handicapées, cyclistes, etc.), mais ils sont également source de nuisances sonores. Les voitures, les camions et les autobus qui roulent dessus, même à faible vitesse, produisent un bruit très dérangeant pour les personnes résidant dans les rues concernées. Dès à présent, sauf raison exceptionnelle, les rues ne pourront plus être revêtues de pavés. – Une proposition de K. Opdecam

Un air pur

Bruxelles est la capitale belge de la pollution de l’air. Notre espérance de vie en est diminuée d’un an. Asthme, cancer du poumon, maladie cardio-vasculaire et poids plus faible des nouveaux nés… sont les conséquences de cette pollution que nous respirons. Il est donc essentiel d’améliorer la qualité de l’air à Bruxelles pour que respirer ne soit plus un danger.

1. Des lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé

Les pics de pollution sont de plus en plus nombreux. Pourtant les mesures d’urgences n’ont jamais été activées car les seuils d’activation sont trop élevés. Nous proposons d’abaisser ces seuils d’activation des mesures d’urgence en cas de pics de pollution, au niveau des lignes directrices de l’OMS et d’y inclure des seuils pour les particules ultra-fines (PM2,5).

2. Adieu, bus diesel

Les véhicules roulant au diesel sont particulièrement néfastes pour la qualité de l’air. Il est donc incompréhensible que notre entreprise de transport public, la STIB, continue de rouler avec des bus diesel et à en acheter. Nous proposons de remplacer l’ensemble de la flotte de bus diesel pour 2025. Cette exigence devra d’ailleurs s’appliquer aux véhicules du TEC et de de Lijn circulant à Bruxelles.

3. Rouler branché

De nos jours, de nombreuses voitures polluent moins. Malheureusement, la transition vers des véhicules roulant au gaz ou à l’électricité est très lente. Pour cette raison, la Région, les communes et toutes les institutions et organisations qui en dépendent doivent montrer l’exemple. Désormais tous les véhicules déclassés ou amortis seront remplacés par des voitures au gaz et à l’électricité.

4. Pédaler pour un air pur

Le seul mode de déplacement qui ne pollue pas l’air, c’est le vélo. Outre cet avantage notable, la pratique du vélo est bonne pour la santé et la sécurité routière. Une nouvelle ‘app’ permettra aux cyclistes de calculer leur contribution à un air propre.

5. Zone de basse émissions : maintenant, nu, now, heute, الآن

La Région bruxelloise envisage la mise en place d’une Zone de Basse Émission dès 2018. Sur l’ensemble de son territoire, les véhicules les plus anciens et donc les moins performants d’un point de vue environnemental en seront bannis. Une telle zone ne portera donc que que sur la performance des véhicules qui y circulent. Pour les écologistes, l’ensemble de la région, qui souffre d’une grave pollution de l’air, doit être déclarée «zone sensible» et faire l’objet d’une dépollution intensive par le biais d’une concentration d’investissements publics et d’alternatives propres: transports en commun, parkings dissuasifs, tarifications zonales, primes renforcées au remplacement de chaudières et à l’isolation des logements, etc…

6. La pollution de l’air! Où? Là!

Il faudra encore quelques années avant d’obtenir un air sain à Bruxelles. Pour donner une chance aux habitants et aux visiteurs de se protéger et d’éviter les lieux les plus pollués, nous voulons rendre visible la pollution sur ces lieux. En temps réel, il faut pouvoir lire la mesure de la qualité de l’air sur la Petite Ceinture, la rue de la Loi, l’Avenue Charles Quint, etc … en densifiant le réseau de mesure.

7. Trop de pollution? On ferme les rues !

La gravité de la pollution de l’air à Bruxelles varie selon les quartiers. Encore heureux. Dans certains endroits de notre Région, d’ailleurs fortement habités, les normes imposées sont dépassées. Ces endroits doivent être recensés et traités de manière à modifier structurellement la situation. En attendant, certaines routes devront être automatiquement fermées dès que le seuil de tolérance est dépassé. Il en va de la santé des riverains qui doit absolument être protégée.

8. Cesser de flamber l’argent bruxellois

Les déchets sont des ressources… Pour autant qu’ils soient considérés comme tels. A Bruxelles, les déchets sont surtout vus comme du combustible bon marché et de ce fait, la politique des déchets consistent essentiellement à remplir un incinérateur trop grand. De plus, l’énergie produite par cet incinérateur conduit la Région à verser 10 millions par an sous forme de Certificat Verts à Bruxelles-Propreté. Un encouragement supplémentaire pour cette technologie du passé. Cet incitant financier doit être supprimé au plus vite.

9. Incinérateur de déchets : fermer 2 des 3 fours

Bruxelles dispose d’une usine d’incinération de déchets située à Neder-Over-Heembeek. Celle-ci compte 3 fours. Cette énorme capacité est aujourd’hui plus que jamais superflue, d’autant que des efforts renforcés voient le jour en vue de promouvoir le tri, le recyclage et la réutilisation. Sachant qu’un incinérateur propre n’existe pas et que ses fumées contribuent à 6% des émissions de CO² de notre Région, nous voulons fermer immédiatement un four et, à moyen terme, réduire de 2/3 les capacités de l’incinérateur.

NOUVEAU ! 10. Des stations de chargement rapide pour voitures électriques

Beaucoup de Bruxellois n’ont pas de garage, et la probabilité de se garer juste devant sa porte est infime. Mais comment et où peuvent-ils donc recharger leur voiture électrique? La Région doit s’assurer qu’il existe un réseau de stations de recharge rapide où faire le plein électriquement. Vous payez soit par minute, soit par KW. Ces stations doivent également être assez grandes pour accueillir et fournir plusieurs voitures en même temps. – Une proposition de W. Vander Bauwhede

A VOTRE TOUR

Nous serions ravi d’entendre vos idées. Elles seront collectées et mises en forme. Nous contribuerons ainsi, ensemble, à construire une ville verte, saine, solidaire et une société plus juste.