ENFANTS

Bruxelles doit être une ville à taille d’enfants. Ils doivent pouvoir y jouer, s’amuser et y grandir sereinement et en toute sécurité. Elle doit également leur offrir un environnement et un air sain et suffisamment d’espaces verts pour les enfants puissent se balader, jouer et s’amuser. Par ailleurs, il est essentiel que Bruxelles respecte le droit à chaque enfant d’avoir une place dans une crèche ou une école de qualité et multilingue.

Une ville saine

Il est important que Bruxelles puisse offrir à tous les enfants et les jeunes un environnement sain. Nous ferons de la qualité de l’air une priorité absolue. L’accès à une alimentation saine et équilibrée est également un droit essentiel. Nous voulons que les cantines proposent à chaque enfant un repas bio et issu des circuit-cours.

1. De l’air pur à respirer

Les Bruxellois et particulièrement les enfants qui sont les plus vulnérables (en plus d’être à hauteur des pots d’échappement) ont le droit de respirer un air sain. Il en va de leur santé, les statistiques en termes de maladies respiratoires infantiles en ville le démontrent. Afin de protéger au maximum les enfants, toutes les mesures nécessaires seront prises, telles qu’une interdiction des voitures diesel, une taxe de circulation plus juste (taxe kilométrique, …)

2. Des enfants en mouvement

Bruxelles doit encourager les enfants à bouger autant qu’ils le désirent et offrir toutes les conditions nécessaires pour des déplacements en toute sécurité aussi bien à pied qu’à vélo ou en transports en commun. En ce sens il faut : des trottoirs plus larges, des pistes cyclables continues et en site propre, un système de transport public plus lisible et accessible pour les enfants, des ramassages scolaires à pied ou à vélo…

3. La sécurité routière pour tous

Chaque année, il y a une trentaine de morts et plus de 200 blessés graves dans des accidents de circulation à Bruxelles. C’est inacceptable. Pourtant les statistiques sont sans équivoque, chaque fois qu’un piéton est heurté par une voiture, il a 95% de chance de survie en cas de accident à 30 km/h contre seulement 55 % à 50 km/h. Rouler à 30km/h doit devenir la norme (même si des exceptions dans les tunnels ou les axes structurant peuvent être envisagées) notamment dans les zones résidentielles, les environnements des écoles, les centres commerciaux, … Cette décision doit s’accompagner de dispositifs de contrôle pour déployer toute son efficacité.

4. Un potager collectif par école

Grâce à un potager, les enfants peuvent renouer avec la nature en pleine ville, les activités en plein air et redécouvrir le caractère saisonnier des fruits et légumes. Tous les enfants peuvent s’y mettre, aussi bien les maternelles que les primaires et les secondaires.

5. 100 % de cantines biologiques

Notre objectif est d’inscrire toutes les écoles dans une transition écologique de l’alimentation afin d’offrir à courte échéance dans l’ensemble des cantines scolaires des repas biologiques et abordables issus de circuits courts ainsi qu’une alternative quotidienne végétarienne.

Infrastructure

Bruxelles est-elle une ville ‘amie des enfants’? Osez-vous, l’esprit tranquille, laisser votre enfant traverser de l’autre côté de la rue, jouer dans la plaine de jeu du quartier, faire du vélo seul? Nous rêvons d’une ville colorée, ludique, verte et sûre, où les enfants se sentent chez eux et où les parents peuvent leur donner la liberté nécessaire en toute sérénité.

1. Un Plan «Parcs»

Bruxelles compte une forêt, des parcs, une promenade verte, etc. … Seulement ces espaces verts sont inéquitablement répartis dans la région. Nous sommes d’avis que tout le monde a droit à des espaces verts pour se détendre, jouer, et respirer. Nous voulons garantir à chacun un accès à un espace vert ou un parc public de proximité (150 à 200m). Par commune, les autorités décident d’un plan qui offre des solutions de court terme pour atteindre cet objectif.

2. Rendre l’espace public aux enfants

Aujourd’hui, environ ¾ de l’espace public bruxellois est réservé aux voitures. Il est temps d’inverser la tendance et de donner une place de choix aux enfants. Ils doivent avoir accès à des espaces publics conçus pour eux et pouvoir se les approprier, notamment en détournant le mobilier urbain, en augmentant le nombre d’espaces verts, récréatifs et inattendus, en agrandissant et sécurisant les espaces de circulation qui leur sont dédiés (élargissement des trottoirs, des pistes cyclables séparées, …) et en garantissant une bien meilleure sécurité routière.

3. Une ville récréative

Bruxelles doit être organisée de manière à ce que les enfants puissent bouger et jouer librement et en toute sécurité. Ils doivent avoir prise sur leur environnement. Le mobilier urbain et les aménagement doivent être ludiques et adaptés aux enfants (les bancs, les plots, les panneaux de signalisation, …). Les distances pour se rendre à un espace de jeux ou sportifs sont également adaptées en termes de distance (1km maximum à vélo pour un enfant) et d’aménagement (sites propres, zone 30 km/h,…).

4. Bruxelles, dessinée par et pour les enfants

Les autorités publiques seront l’écoute des enfants concernant les aménagements de l’espace public. En effet, adultes et enfants n’ont pas le même rapport à l’espace public: leurs besoins sont différents, les attentes sont exprimées de manière différente. Il est donc important de prendre en compte ces spécificités dans les projets d’aménagement. Par exemple, nous voulons également donner une place aux enfants dans l’installation ou la rénovation des espaces récréatifs. Les plaines et autres terrains de jeu sont souvent très formatés, conçus avec des équipements standardisés, laissant peu de place à l’imagination et à la créativité.

Crèche et enseignement

Il faut trop souvent se battre pour trouver une place dans les crèches et les écoles. Est-ce cela une ville moderne qui choie ses enfants ? Nous voulons donc beaucoup plus de places en crèche pour les enfants, et une place pour chaque enfant dans une école de qualité et qui reflète le multilinguisme de notre capitale et le considère comme un atout.

1. Une place en crèche pour chaque enfant bruxellois

L’accueil de la petite enfance est un droit de l’enfant qui vise à soutenir l’éducation et le vivre-ensemble tout en enrayant, dès le plus jeune age, la spirale de la pauvreté et des discriminations. Mais l’accès à un accueil de qualité n’est pas le même pour tous. 70% des enfants bruxellois n’ont pas accès à de l’accueil, et 80 % pas accès à un accueil à tarif proportionné aux revenus. Il faut donc investir dans le bâtiment, harmoniser l’offre sur le territoire de la Région pour soutenir certains quartiers où l’offre est trop mince et soutenir les initiatives d’accueil privées et publiques qui appliquent un tarif lié au revenu.

2. Des classes à taille d’enfant

Il faut permettre à chaque enfant de bénéficier d’une place de choix dans une école tout en lui assurant un enseignement de choix. Dans les écoles et les classes comptant le plus grand nombre d’élèves, les taux d’encadrement peuvent être problématiques. Il faut donc diminuer le nombre d’enfants par classe surtout chez les plus petits.

3. Un milieu d’accueil de qualité

Pour les enfants qui fréquentent une crèche ou un autre milieu d’accueil, la qualité de l’accueil est fondamentale pour le développement du lien d’attachement, leur socialisation, la construction de leur identité, etc. Il faut donc faire la part belle aux méthodes d’accompagnement innovantes et personnalisées pour permettre à chaque enfant de s’émanciper.

4. Des écoles multilingues

Nous plaidons pour un réseau commun d’écoles multilingues bruxelloises où nos enfants pourront être reconnus comme diplômés multilingues et être préparés pour les défis du marché du travail dans et autour de notre capitale.

5. Des crèches bilingues à Bruxelles

Pourquoi les Bruxellois devraient-ils choisir entre une crèche francophone et une crèche néerlandophone? Pourquoi ne pouvons-nous pas créer pour les parents bruxellois une possibilité supplémentaire, à savoir opter pour une crèche bilingue dans une Région bilingue et subventionner en conséquence ces crèches? La Région a le pouvoir de le faire mais ne l’a pas encore utilisé. Il est temps ! Les bruxellois de demain seront assurément multilingues et feront de leur identité bruxelloise un atout.

NOUVEAU ! 6. Une pause quotidienne de silence

Nous proposons aux écoles de mettre en place une pause quotidienne de silence consacrée à la lecture (avant la récréation du matin par exemple). Les enfants peuvent lire ce qu’ils / elles souhaitent (BD, livre, mangas, …) ou même juste avoir un livre devant eux / elles et ne pas le lire. Mais ils doivent être en silence pendant 15 minutes. Cette pause permet, entre autres, de (re)donner goût à la lecture et de donner un moment de paix aux enfants. – Une proposition de H. Wallemacq

A VOTRE TOUR …

Il manque quelque chose? Vous avez d’autres idées sur la manière dont Bruxelles pourrait prendre les enfants en compte? Vous avez une suggestion à partager? Alors envoyez-les nous, nous sommes à votre écoute.