JEUNESSE

Bruxelles est-elle assez à l’écoute de ses jeunes? Comment la jeunesse bruxelloise peut-elle contribuer à construire la ville de demain? Tous les jeunes ont-ils tous les outils nécessaires pour prendre leur vie en main? Beaucoup de jeunes Bruxellois ont une vision claire de la ville à laquelle ils aspirent mais ils ne sont malheureusement pas toujours pris au sérieux et leurs suggestions sont souvent dénigrées ou rejetées.

(Merci à Ecolo J et Jong Groen pour les propositions et les idées)

La démocratie dès le plus jeune âge

Les citoyens peuvent s’exprimer lors des élections. Cependant, voter une fois tous les 5 ou 6 ans, ce n’est pas suffisant! D’autant plus que seuls les majeurs peuvent voter. Comme nous voulons tenir compte de l’opinion de tous les Bruxellois – y compris des jeunes – nous développons de nouvelles façons de les impliquer dans la politique.

1. Le Conseil voor la Jeugd bruxelloise

Nous avons actuellement un Conseil de la Jeunesse Francophone et un Néerlandophone. La plupart du temps, ils n’ont pas de contact l’un avec l’autre. Afin de réellement répondre à la réalité multilingue bruxelloise, nous voulons créer un Conseil Bruxellois de la Jeunesse où tous les jeunes Bruxellois pourront faire entendre leur voix et ce, quelle que soit leur commune d’origine ; qu’ils parlent français, néerlandais, turc, berbère, espagnol, anglais ou lingala. Chaque fois que les communes ou la Région prennent des décisions qui ont un impact sur les enfants et/ou les jeunes, elles devront solliciter l’avis obligatoire de ce Conseil de la Jeunesse (comme c’est actuellement le cas avec le Conseil économique et social par exemple).

2. Un budget pour les jeunes

Chaque année, un budget est alloué pour la réalisation de plusieurs projets pour, mais aussi par des jeunes. Cela donne l’opportunité de développer des propositions adaptées aux enfants et aux jeunes, de leur fournir l’argent nécessaire et de contribuer (s’ils le demandent) à la réalisation de projets. Mais attention, ce seront les jeunes aux manettes !

3. Citoyens actifs

Nous optons pour une citoyenneté active : nous aimons voir les gens s’engager pour améliorer leur quotidien. Et cela s’apprend entre autre à l’école. Pourtant de nombreuses écoles ont des difficultés à développer l’implication et la participation de leurs élèves. L’école ne doit pas qu’enseigner la démocratie, elle doit l’incarner. Nous voulons qu’elles disposent toutes des outils pour ce faire.

NOUVEAU ! 4. Le tirage au sort

Afin de s’assurer que ce ne sont pas toujours les mêmes personnes qui déterminent la politique, nous voulons qu’une partie des représentants politiques bruxellois soit choisie par tirage au sort. Comme le dit David Van Reybrouck: « Les citoyens ainsi choisis n’ont peut-être pas l’expertise des politiciens professionnels, mais ils ont autre chose : la liberté. Après tout, ils n’ont pas besoin d’être élus ou réélus ». C’est pourquoi nous voulons qu’un membre du Parlement Bruxellois sur trois et que la moitié des membres des conseils communaux soient choisis par tirage au sort. – Une proposition de Ecolo J / Jong Groen

NOUVEAU ! 5. Suffisamment de jeunes sur chaque liste

Afin de garantir que nos conseils communaux et que nos parlements présentent suffisamment de jeunes, des quotas doivent être ajoutés. Il devrait y avoir un certain nombre de jeunes sur chaque liste. Nous avons vu que cela a largement résorbé le retard de représentation des femmes et nous voulons, de la même manière, donner plus de voix aux jeunes en politique. – Une proposition de Ecolo J / Jong Groen

Être autonome

Jusqu’à vos 18 ans, les jeunes sont considérés comme mineurs et peuvent et sont souvent pris en charge par les parents, les professeurs, … Mais une fois autonome, ils sont confrontés à des décisions lourdes de conséquence. Or, face à cela, les jeunes qui ne disposent pas d’un réseau étendu rencontrent souvent des difficultés. Nous voulons mieux accompagner et faciliter cette transition.

1. 18 ans… et maintenant?

L’enseignement est obligatoire jusqu’à l’âge de 18 ans. Ensuite, il faut faire des choix: étudier ou travailler? Quelle carrière pour quel emploi? Quelles sont les formalités administratives quand on emménage seul ou en collocation? Comment obtenir le droit aux allocations de chômage? Tout le monde n’a pas des parents ou des amis qui peuvent aider à y voir plus clair. C’est pourquoi nous mettrons en place un service qui guide tous les jeunes autour de leur 18ème anniversaire dans la réalisation de ces choix, et qui les aide également de manière pratique afin qu’ils ne passent pas à coté d’opportunités.

2. Le bon médecin à une application de chez vous

Comment trouver un bon médecin à coté de chez soi? Nous proposons de créer une application et un site internet pour indiquer qui sont les médecins à proximité, quelles langues ils parlent, s’ils sont conventionnés ou non, et s’ils ont label de type TTBM. Ces informations doivent également être disponibles en version papier dans les bibliothèques, les centres communautaires et les pharmacies.

3. Cuisines et jardins communautaires

Il est essentiel de rendre les jeunes acteur.rice.s de leur consommation alimentaire. La création de cuisines collectives est un instrument essentiel car elles offrent la possibilité, d’une part, de partager l’infrastructure mais aussi d’apprendre à cuisiner de manière originale et économique notamment en évitant les gaspillages alimentaires (qui n’a pas un souvenir avec un délicieux boding?) et en apprenant à mieux conserver les aliments. Dans la mesure du possible, ces cuisines seront installées à proximité de potagers collectifs.

4. Vive la colocation

La colocation a de nombreux avantages : le prix, le partage, la compagnie, la gestion commune des taches ménagères. Hélas, tous les propriétaires ne sont pas ouverts à ces pratiques. Mais les communes bruxelloises et la Région ont des immeubles qu’elles pourraient louer. Nous souhaitons qu’elles réservent un certain nombre de ces habitations à la colocation d’étudiants et de jeunes travailleurs. En outre, la Région devrait développer une application pour recenser tous les bâtiments disponibles et les projets communautaires existants et mettre en relation les jeunes intéressés.

La ville nous appartient aussi

Les jeunes bruxellois sont des habitants à part entière et nous sommes impatients de pouvoir travailler avec eux à faire Bruxelles une ville où les jeunes se sentent bien et où ils décident de rester.

1. Des espaces publics comme lieux d’expression de la jeunesse bruxelloise.

L’espace public appartient à tous. Mais quelles initiatives, actions, pouvons-nous entreprendre pour intégrer au mieux le jeune dans l’espace public ? Nous voulons notamment que les espaces publics puissent être des lieux d’expression notamment en y installant du mobilier urbain créé par des jeunes, en laissant des murs de libre expression où chacun puisse taguer, écrire, dessiner… s’exprimer.

2. Un vélo pour chaque jeune.

A vélo, vous pouvez aller n’importe où et rapidement partout à Bruxelles. Malheureusement, beaucoup de jeunes bruxellois ne possèdent pas leur propre vélo. Nous proposons de mettre en place un système de location longue durée de vélos bon marché pour les jeunes. L’université de Gand a mis en place un dispositif similaire de déplacements à vélo que nous voulons transposer à Bruxelles mais pour l’ensemble des jeunes.

3. Un pass sportif et culturel pour tous les jeunes bruxellois.

A l’heure actuelle, il y a autant de politiques sportives et culturelles que de communes bruxelloises. Les jeunes doivent pourtant avoir le choix de vivre à Laeken tout en allant à la piscine de Molenbeek avec ses amis ou à un concert à Uccle. Mais les réductions ou les abonnements sont trop souvent réservés aux résidents de la commune. Les frontières communales ne doivent pas être un frein. C’est pour cette raison que nous souhaitons créer un pass régional culturel et sportif qui s’étend sur tout Bruxelles. De cette façon, les jeunes bénéficient des mêmes avantages dans toutes les piscines, tous les centres sportifs ou toutes les maisons culturelles de Bruxelles.

4. Des transports publics accessibles pour les jeunes

Il est important de permettre à tous les jeunes de se déplacer en transports en commun. Le bus, le tram et le métro doivent être accessibles tant au niveau des horaires que des prix! C’est pour cela que nous proposons de créer un abonnement à un prix attractif destiné aux jeunes jusque 24 ans. Par ailleurs, pour permettre aux jeunes de sortir et de rentrer chez eux le soir en toute sécurité, nous voulons que le réseau Noctis (et/ou certaines lignes de tram/bus) de la STIB fonctionne toute la semaine.

5. Plus d’espaces dédiés aux jeunes

Les jeunes utilisent la ville à leur façon : bien sûr, ils aiment profiter d’une terrasse, mais ils passent aussi de bons moments en discutant pendant des heures sur une place, en écoutant de la musique ensemble, en faisant une partie de foot ou en pratiquant une activité culturelle (théâtre, chant, danse). Hélas, il a trop peu d’endroits où les jeunes peuvent se réunir sans payer soit une location soit une consommation. Les Communes et la Région doivent pouvoir mettre à disposition des locaux inoccupés et ainsi les faire vivre tout en offrant aux jeunes une solution pratique et structurelle.

A VOTRE TOUR …

Il manque quelque chose ? Vous avez d’autres idées sur la manière dont Bruxelles pourrait prendre les jeunes en compte ? Vous avez une suggestion à partager? Alors envoyez-les nous, nous sommes à votre écoute.