SOINS DE SANTE

Jeune ou moins jeune, il arrive toujours un moment où nous avons besoin de soins. Bruxelles compte de nombreux hôpitaux, de très bons médecins, et un réseau de soins de santé dense et de qualité. Mais tout le monde n’y a pas accès de la même manière. Nous souhaitons que chaque bruxellois connaisse et puisse disposer de la meilleure offre de soins possible, indépendamment de sa situation financière, de son quartier ou de sa langue.

Vous trouverez sur cette page un certain nombre de propositions relatives aux soins de santé, propositions soumises aux Bruxellois. Le vote en ligne est à présent clôturé. Vous pouvez cependant toujours liker/disliker les propositions, mais votre avis n’aura plus d’influence sur la liste sur laquelle Ecolo et Groen ont commencé à travailler.

Une approche globale

Nous adopterons une approche globale: tous les professionnels doivent collaborer pour amener le patient à se rétablir rapidement. Nous croyons aussi à la valeur ajoutée d’une relation durable avec le médecin (de famille) et les prestataires de soins choisis par le patient.

1. Une large palette de soins

Beaucoup de gens rendent visite au médecin généraliste et au dentiste. Mais nous allons moins facilement chez un psychologue ou chez un diététicien. En développant dans chaque quartier des maisons médicales et des centres pluridisciplinaires regroupant des généralistes, des dentistes, des psychologues, des nutritionnistes… nous donnerons accès à chacun à la palette de soins la plus large.

2. Des parcours cliniques

Un parcours clinique sera attribué à chaque malade chronique. Ce document précisera, en pratique, les soins dont ils a besoin. Le dossier sera partagé par les différents prestataires de soin, de sorte que l’absence de traitement tout comme les traitements excessifs puissent être évités. Un prix forfaitaire fixe remplacera les coûts variables liés aux différentes prestations de soins.

3. Un lien entre le médecin de famille et le psychologue

Nous pensons qu’il serait bon que les médecins de famille (et les autres prestataires de soins de première ligne) collaborent plus souvent avec les psychologues. Nous pourrons ainsi donner accès, de manière plus rapide et à plus de gens, à une bonne santé mentale. Les médecins de famille qui prescriront des médicaments psychotropes le feront en accord avec le psychologue.

4. Rendre son rôle à la sage-femme

Les sages-femmes sont au centre du réseau dans lequel le médecin de famille, le gynécologue, le pédiatre… ont également une tâche importante. Nous leur donnerons donc aussi un rôle central dans les soins de santé aux femmes enceintes et aux enfants en bas âge.

5. Bien plus que des vendeurs de médicaments

Les pharmaciens ne font pas que vendre des médicaments. Ils aident à déterminer si un traitement est nécessaire, lequel et en quelle quantité, ils favorisent l’observance thérapeutique… C’est la raison pour laquelle nous adapterons leur financement, qui doit être indépendant du nombre de médicaments vendus.

NOUVEAU ! 6. Salle de consommation à moindres risques pour les toxicomanes

S’injecter ouvertement de la drogue n’est pas souhaitable, mais une approche purement répressive ne fonctionne pas non plus et ne fait que déplacer le problème. Les autorités doivent miser sur la prévention et l’accompagnement. Bruxelles doit prévoir des salles de consommations à quelques endroits stratégiques de la Région, ainsi, les toxicomanes auront facilement accès à des seringues propres et bénéficieront immédiatement d’un accompagnement médical comme d’une aide psychosociale. – Une proposition de M. Lyssens-Danneboom

Des soins à proximité

Quiconque a un problème de santé doit pouvoir accéder facilement à des soins dans son quartier. Tel est le « fil vert » de nos propositions pour garantir à tous les Bruxellois un système de soins de proximité et de qualité.

1. Un médecin à chaque coin de rue

Connaissez-vous un médecin près de chez vous ? Y a-t-il un dentiste, un kiné, à proximité ? Quartier par quartier, nous voulons déterminer l’offre existante et les besoins à rencontrer. Si des manques sont constatés, les pouvoirs publics encourageront encore davantage les prestataires de soins à s’installer dans le quartier concerné, y compris sous forme de centre médical global. Nous encouragerons les professionnels à travailler en réseau, afin de favoriser la prise en charge globale des patients.

2. Le conseil du pharmacien

Les pharmaciens sont les professionnels de la santé les plus facilement accessibles. Enormément de gens leur rendent donc visite. Grâce à ce contact direct avec un grand nombre de personnes, ils sont souvent à même de détecter certains problèmes de santé à un stade précoce. Nous leur faisons appel pour fournir un premier conseil aux patients et pour les diriger au bon endroit.

3. Des soins chez soi, à tout âge

La plupart des gens veulent vieillir chez eux. Mais s’ils ont besoin de soins, la maison de repos, le centre de soins ou l’hôpital sont souvent les seules alternatives. Les personnes malades ou handicapées préfèrent elles aussi ne pas avoir à se déplacer pour bénéficier de soins. C’est pourquoi nous voulons garantir à tous les Bruxellois la possibilité de bénéficier, chez eux, des soins nécessaires prodigués par les professionnels, et de l’aide de proximité, en concertation avec l’entourage (famille, voisins, etc.) des patients.

4. Garantir un accès «bas seuil» aux soins

De nombreux Bruxellois n’ont pas accès aux soins, ou insuffisamment: sans-abris, sans-papiers, etc. Heureusement, des associations comme «Infirmiers de rue» ou «Médecins du monde» vont à la rencontre de ces publics. Nous voulons soutenir ces projets, tout comme les centres social-santé intégrés qui offrent des soins et une aide sociale à très faible coût.

5. Etre soigné dans votre propre langue

Imaginez que vous deviez expliquer dans une langue étrangère que vous êtes malade. Ça n’est pas facile : il faut trouver les mots pour décrire ce que vous ressentez, nommer les parties de votre corps… alors qu’il peut s’agir d’une question de vie ou de mort. Par conséquent, nous encouragerons le multilinguisme de nos services de santé. Vous devez de toute façon pouvoir être aidé en français et en néerlandais, mais la possibilité de s’exprimer dans d’autres langues que l’on entend souvent est également souhaitable. Et nous renforcerons les services d’interprétariat gratuit.

6. Une approche culturelle des soins de santé

Nous vivons dans une société très diversifiée. Non seulement les Bruxellois ont très souvent des origines étrangères, mais ils viennent également de nombreux pays différents. Il s’agit souvent d’un grand défi pour les services sociaux et les prestataires de soins de santé : ils se trouvent en contact avec un nombre incroyable de langues différentes, autant de différences culturelles et des gens qui ont vécu de graves traumatismes. Pour les aider, nous favoriserons les échanges avec les praticiens de pays étrangers, nous formerons les professionnels (et en priorité les prestataires d’aide et de soins à domicile), et nous créerons un centre d’appui pour une approche culturelle des soins de santé.

A VOTRE TOUR …

Nous serions ravi d’entendre vos idées. Elles seront collectées et mises en forme. Nous contribuerons ainsi, ensemble, à construire une ville verte, saine, solidaire et une société plus juste.